( 28 juin, 2009 )

la honte

 

On regarde derrière nos fenêtres fermées

les pauvres hères fumant des cigarettes.

Indifférents à ces regards qui les guettent

ils envoient les volutes bleutés dans l’air glacé.

Dans les salons flambent le feu de la cheminée

les maisons ont revêtu les habits de fête.

De l’autre côté, brille quelques piécettes

que les vitres givrées ne peuvent dissimuler.

Piètre obole des passants compatissants,

conscience tranquille mais regards fuyants

ne se souciant d’ accorder plus de compassion.

Sont ils suffisant ces fonds de porte monnaie

pour aller perdre la raison dans la boisson?

Dans la nuit des cigarettes se consumaient…

( 28 juin, 2009 )

la dame en noir

 

Elle se dressa devant lui la femme en noir,

Réclamant le paiement de son dévouement.

C’est par moi que tu es là et que tu es toi !

Rends moi grâce et ne me déçois pas, dit -elle !!

Il n’eut pas le choix cet enfant, ainsi était là loi.

Œuvrant mois après mois, années après années,

Il gravit un par un les échelons de la renommée.

Offrant à chaque instant le tribut dûment réclamé.

Il devint un homme de bien, honoré et respecté,

Récoltant louanges, reconnaissance et félicitations.

La femme en noir était satisfaite et pouvait se retirer,

Sa mission était finie , son devoir accompli !

A sa grande honte , il se sentit soulagé, libéré,

Il osa , bien fugitivement d’abord , rêver.

Affranchi de son fardeau , il devint un autre lui

Celui qu’il avait enfermé , profondément enfoui.

Il découvrit , l’amour, la passion, la déraison.

Il fit fi de toute lucidité, gorgé de tentations

Se gaussant des cœurs brisés, des âmes blessées

Se gavant jusqu’à l’écœurement de sensations.

Mais parfois la femme en noir revenait le hanter,

L’empêchant de dormir, lui rappelant le passé.

Il se mit à la haïr, retrouvant dans ses conquêtes

Son visage, son parfum , ses gestes, ses aspects.

Ses quêtes furent dorénavant désordonnées

La femme en noir ne cessait ses assiduités

Plus il la rejetait , plus loin il la repoussait

Plus elle revenait par des moyens détournés

Jusqu’au jour où il osa la regarder en face.

Affrontant son visage ridé et ses larmes .

Tu fuis , dit elle, mais peux tu t’échapper?

Vois ce que tu es devenu , tu t’es perdu !

Pour la première fois depuis très longtemps

Il arrêta sa course aux plaisirs effrénés

Le temps avait passé, il était à la maturité.

L’heure de rendre des comptes avait sonnée

La femme en noir lui présenta un miroir,

Et horrifié, il ne vit qu’un vieillard fatigué,

Prenant conscience qu’au soir de sa vie

il n’avait point vécu….

Nous avons tous notre femme en noir

Ange gardien ou ombre malfaisante,

Elle est notre conscience …notre mère !

( 28 juin, 2009 )

instants bleus

 

En esprit je m’évade de mon lit,

pour auprès d’instants bleus m’enfuir.

Dans un silence de symphonies

mon cœur de toi emplit défaillit.

La reine de la nuit , belle endormie

attend sans bruit pour s’épanouir.

Tes yeux aux caresses attendries

se délectant de cette géométrie.

La corolle humide, alanguie

de tes baisers veut s’enrichir

tes doigts écartant les doux replis

brulent mon corps des désirs enfouis

dans ces effleurements insoumis

j’exhale gémissements et soupirs

et dérivant loin dans l’infini

j’en crie , je gémis , j’en jouis.

Et soudain l’aube rougie surgit,

elle arrive, comme ça ,sans avertir

il est temps d’arrêter la magie

Mais demain n’est qu’un prochain minuit…

( 28 juin, 2009 )

coeur de verre

 

Une infime caresse sur le visage aimé

elle regarde une dernière fois le corps endormi

elle sait que c’est la dernière fois

et que le temps endormira ses chagrins enfouis.

Parfois quelques souvenirs resurgiront

moments fugitifs d’un passé révolu.

Futile nostalgie qui rouvre les blessures !!

Sans compassion pour son coeur de verre

qui aux derniers instants de la vie explosent

en mille morceaux et s’éparpille aux quatre vents,

emportant à jamais le lourd fardeau des regrets…

( 28 juin, 2009 )

 

Ou est il ce tendre ami

qui soudain a fermé sa porte?

De raison déraisonnée il a détourné ses yeux

Il a oublié que j’étais à ses côtés.

Il me reproche d’avoir été, d’exister.

C’est l’avènement des larmes

de l’incompréhension , de l’amertume.

Loin sont les fou rires d’antan

le joyeux moments, les gestes tendres

Pas même un brin d’affection ne subsiste.

Qu’ai je donc fait de mal ?

Est ce donc un crime de donner?

Est ce donc un crime de réclamer ?

Ce tendre ami des jours passés n’a jamais existé

Je l’ai construit , années après années

Et un matin il est parti en fumée

Indifférent, me laissant à mes chagrins.

( 28 juin, 2009 )

de profundis

 

Cesse de pleurer vieil insensé

Ton cœur de granit t’oblige à avancer,

sans te retourner, toujours plus loin.

Sur ce long chemin que le destin t’a tracé.

Combien de fois , de ta bouche

Un miel empoisonné a coulé?

Combien de fois tes mornes pensées

t’ont conduit à la brutalité?

Ton visage ridé ne reflète plus

que ton âme desséchée

Tes yeux éteint ne voit plus rien

Mort vivant , tu vis pour la fin.

Cesse de pleurer vieil insensé

de trop chercher , tu n’as rien trouvé.

Et de ton esprit tourmenté , frustré

ne jaillit que peurs déraisonnées.

( 28 juin, 2009 )

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